Un cocktail toxique mêlant une radicalisation violente, un manque de médiateurs et Benjamin Netanyahu ne présagent rien de bon pour la région.

Si vous demandez à l’un ou l’autre des protagonistes de cet embrasement entre le Hamas et Israël où celui-ci prendra fin, ils vous répondront probablement - tout du moins en privé – tous la même chose : un autre cessez-le-feu fragile, le Hamas contrôle toujours Gaza, Israël maintient son blocus contre le Hamas, et par extension sa punition collective à l’encontre de la population civile à Gaza, pendant que le Hamas continue à être boycotté sur la scène internationale. Israël affirmera qu’un coup sévère a été porté au Hamas et que sa force dissuasive a été rétablie. Le Hamas contre-attaquera en affirmant que la résistance est parvenue à se maintenir en place, et que les Forces de défense israéliennes ont été dissuadées de relancer une attaque.

Il y aurait de bonnes raisons de parier sur cette issue. Israël n’a pas de meilleure option. Les alternatives, que ce soit la mise en place d’une nouvelle occupation prolongée de Gaza, remettre Gaza à de sympathiques Palestiniens sur le dos d’un char israélien, ou à l’Egypte, ou encore un affaiblissement du Hamas si brutal que Gaza se transformerait en un espace chaotique et sans pouvoir central, comparable à la Somalie ou à la province d’Al-Anbar, sont soit utopiques, soit indésirables. Quoi qu’il en soit le Hamas lui-même n’a plus aucune carte à jouer.

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